C’est quoi ces rêves ?

A la quarantaine, tout plaquer ou presque (je n’ai pas plaqué mes enfants), pour se mettre à écrire…Hum… voilà qui peut être perçu comme une lubie pour les uns, une folie pour les autres… J’avoue : il fallait être un peu inconsciente pour se lancer comme ça, en ayant, en plus, le culot d’y croire. En même temps, règle n°1 : ne pas y croire un minimum, c’était partir déjà perdante. Au départ, je n’ai donc pas eu d’autre choix que d’y croire.

Aujourd’hui, je descends de mon petit nuage de rêveries pour vous raconter enfin ce que sont « Mes rêves d’enfance(s) ».

« Mes rêves d’enfance(s) » c’est « ma maison à moi ». Elle vient puiser ses origines dans l’enfance, comme toutes les grandes choses que nous réalisons, ou pas, dans la vie. C’est ma conviction mesdameszémessieurs… et elle n’engage que moi !

A ce titre, j’ai d’ailleurs le fol espoir de vous donner l’envie de partager ici les vôtres, de rêves d’enfance… Je vous en reparlerai…

Alors, c’est quoi cette maison ? Premier point sur lequel j’attire votre attention : l’ouvrage est en cours de construction. Si je devais me mettre dans la peau d’un architecte, je dirais, pour résumer, que j’en suis au stade du clos et couvert. Ça veut dire quoi le clos et couvert ? En gros, ça veut dire que les murs porteurs sont debout, que le toit est fixé, et que les portes et fenêtres sont posées. Pour le reste du confort, il va falloir encore de la patience…

Dans cette maison qui est la mienne, je peux m’abriter en cas de tempête, me réfugier, en cas de besoin, et me construire, petit à petit, une identité d’ « auteure », c’est-à-dire l’identité d’une personne qui écrit, en espérant un jour en vivre (un peu). Comme j’aime souvent à le dire, c’est ici, que se construit progressivement, « l’essentiel ». C’est ici, que s’exprime cette petite voix qui résonne en chacun de nous, et que l’on choisit d’écouter, ou pas…

Ici, c’est chez moi, et je vous ouvre donc grande la porte de ma maison.

Commençons par cette phrase :

« Écrire, c’est savoir ce que l’on écrirait, si l’on écrivait… On ne le sait qu’après ».

C’est avec elle, Marguerite Duras, que je débute chaque nouvel atelier d’écriture que j’anime. Je la trouve stupéfiante, tant elle résume, pour moi, ce qu’est l’acte même d’écrire.

Je ne suis qu’au début du chemin, et si vous saviez tout ce que j’ai déjà à vous raconter ! Je me suis réellement lancée il y a quoi…trois ans ? Que de péripéties depuis !

Je ne savais pas où tout cela me mènerait… Je savais juste que j’avais tout. Un mari, un appartement, une maison de campagne, une voiture, des vacances ici, puis là… une vie sociale très riche aussi… A la maison, il y avait toujours une bouteille de champagne au frais ! J’avais tout, et pourtant, quelque chose n’allait pas…

C’est peut-être parce que j’avais tout, que ma vie ne pouvait pas s’arrêter là… C’est peut-être parce que j’avais tout, qu’il a fallu que je reparte à zéro, et admettre, enfin, que je ne pouvais pas vivre sans écrire.

L’idée a commencé à faire son chemin il y a 5 ans, presque jour pour jour. Mais à partir de ce moment-là, il a m’a fallu attendre encore deux ans environ, pour me lancer vraiment.

A l’époque, un évènement – que dis-je un évènement ?- un tsunami, est venu chambouler ma vie… et ça été un peu comme un tremblement de terre qui vient tout remettre en question. Vous voyez ? Un truc qui créer des failles, mais celles-là étaient fertiles ! C’est dans ces eaux qu’est né le besoin impérieux de me lancer, après des décennies de sages hésitations. Au moment de la secousse, sans vraiment me le formuler, je savais, au fond de moi, qu’une fois sortie de la tempête, les choses s’apaiseraient, mais que le vent continuerait à souffler. Un vent contraire, que j’allais devoir me prendre en pleine face, mais qui ne m’empêcherait pas d’avancer… ça allait juste mettre du temps, c’est tout. C’est sûr,  je me suis pris pas mal de vents ! De la poussière dans les yeux aussi… mais bon, ça ne m’a pas empêché de cheminer.

Dans les grandes lignes, je savais à peu près où j’allais, même si je ne savais pas trop si j’arriverai un jour à destination, et surtout, comment. Enfin je veux dire : dans quel état ? J’avais décidé d’écrire, c’était bien beau, mais écrire quoi ? J’avais décidé d’écrire, mais comment se faire éditer ? J’avais décidé d’écrire, mais comment en vivre ? J’avais décidé d’écrire, mais comment trouver le temps et l’énergie, seule, avec 3 enfants… c’était mission impossible !

Je confirme, mais je nuance : la mission est (presque) impossible 🙂

Je dis « presque », parce que malgré les difficultés, la persévérance et le travail ont payé, et un début de quelque chose est né de tout cela. Et s’il y a un début, en toute logique, il devrait y avoir une suite non ?

Alors maintenant, et j’en reviens à l’objet de cet article, il s’agit de prendre le temps de revenir sur tout ça… De vous raconter cette histoire… L’histoire de « Mes rêves d’enfance(s) », de ce blog, de cet univers, de vous dévoiler quelques secrets, mais aussi les hauts, les bas, les bonheurs, les désillusions, les enthousiasmes, les belles rencontres, les projets présents, et futurs… Tout ce que l’on traverse lorsque l’on arrive de nulle part, et que l’on choisit ce chemin-là…

Comme Matteo, un des petits personnages né ici, je me suis bien amusée, perchée sur mon nuage à rêves… Cela m’a permis d’atterrir en douceur et de travailler ma « légitimité » à exercer ce métier, car l’écriture, et j’y reviendrai, c’est un métier !

Encore quelques semaines de ces petits dessins qui ont grandi avec moi sur ce blog, et la page se tournera sur d’autres aventures. Rose et Matteo vont essayer de grandir ailleurs et autrement… (Avec Aurélie nous y travaillons). Et ici, il va se passer tout un tas d’autres choses maintenant.

A bientôt !

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