Ateliers « jeux d’écriture » : un an déjà !

Et voilà, c’est reparti !

Les vacances, c’était super, mais la rentrée, ça va être chouette aussi 😉

Voici venue l’envie de raconter en quelques lignes comment est né ce projet : animer des ateliers d’écriture en entreprise, autour du thème de l’enfance (mais pas seulement). Dans les établissements scolaires aussi : l’écriture de soi, comme révélateur de sa créativité, pour (re)partir à la conquête de son propre espace de liberté, apprendre à mieux connaître l’autre, et donc à mieux se connaître soi, surprendre, et se laisser surprendre…

 A la réflexion, cette année-là a commencé depuis un sacré bout de temps. Depuis que j’ai écrit ça :

bien être au travail

Et puis ça aussi :

41G1M+tajFL._AC_US300_QL65_

 A l’époque, prise dans un rythme effréné, mon quotidien consistait à écrire, sans relâche, des kilomètres et des kilomètres d’articles. Tout le monde avait l’air content. Tout le monde, sauf moi. J’avais choisi ce métier que j’aime pourtant encore, journaliste, mais tout allait décidément trop vite, et tout le temps. Dans ces cas-là, la vie vous rappelle toujours à l’ordre. C’est à ce moment-là (lorsque la vie a décidé de me rappeler à l’ordre), que la question du sens s’est posée pour moi. La course folle ayant été stoppée du jour au lendemain, j’ai soudainement eu du temps, un boulevard devant moi, pour me poser les questions que je n’avais pas pu me poser avant. Quel sens donnais-je à toute cette surproduction ? Pour qui écrivais-je ? Et surtout, pourquoi ? Pourquoi n’arrivais-je pas à dire « non » ? Hum… Cette idée, que dis-je cette idée ? – cette nécessité, d’aller vers autre chose, a alors fait son chemin, et l’envie de créer des ateliers d’écriture « pas comme les autres » a surgi, comme une évidence. Comme un pont, entre ma vie de journaliste et mes velléités d’auteure.

Pourquoi des ateliers « pas comme les autres » ?

Parce qu’une fois de plus, il s’agissait de composer avec la question de la légitimité. Ne pas laisser la petite flamme qui s’était rallumée en moi s’éteindre, à cause de questions du type :  que vais-je apporter de nouveau dans ce domaine ? Tant de propositions épatantes existent déjà…  Me débattant avec ma propre pratique narrative, étant au tout début de mon travail d’auteure, je n’allais tout de même pas arriver, en prétendant apprendre aux autres à écrire ! Non, mon projet était tout autre : j’avais envie de faire du bien aux gens, de leur apporter des moments de bonheur, de lâcher-prise, en les faisant écrire. J’avais envie de pénétrer le monde professionnel, pour y saupoudrer un peu de légèreté et de créativité. J’avais envie de rire, et de voir rire les gens. J’avais envie, le temps d’un atelier, de décloisonner, de permettre à chacun de se laisser aller, de se détendre… Peut-on le faire autrement qu’en faisant du cardio-training entre midi et deux ? Peut-on parler de son enfance dans l’entreprise ? Le pari était un peu fou, car ce que je propose n’entre dans aucune case, ne s’inscrit dans aucun catalogue de formation. Chez moi, pas d’efficacité professionnelle, juste du plaisir, et beaucoup d’émotions. Autant vous dire que ce n’était pas gagné ! Pour autant, grâce à la confiance et à l’enthousiasme de quelques uns : amis, curieux, ou tout simplement amoureux des mots,  l’aventure a pu démarrer, et se poursuit aujourd’hui encore. Elle grandit même…

Parfois, nous rions aux larmes

Sans jamais juger, évaluer, interpréter… je me transforme en  vecteur de rires, de larmes, d’audaces, de découvertes de l’autre, et de soi. Nous avons débuté par petits groupes, parfois de 2 – 3 personnes, puis 6-8-10… et voici que les ateliers « jeux d’écriture » intéressent de plus en plus de monde. Parfois même dans les plus hautes sphères de l’entreprise. Finalement, ce n’était pas si utopique alors ?

Par bonheur, l’aventure continue cette année encore… Riche en nouveautés ! Ainsi, grâce à ces ateliers, et à toutes les personnes formidables qui se sont prêtées au(x) jeu(x), je crois que je peux affirmer que j’ai, en partie trouvé, ce qui fait sens…

Merci à elles, à eux.

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *