Dany Boon et la magie de Noël

Rhaaa… Il faut vraiment que je vous raconte !

Ce matin, s’est produit un micro-événement, certes, très furtif, mais qui a, pour la superstitieuse que je suis (sous-entendu, une personne qui voit des « signes » partout), son importance.

Avant de me lancer quand même… vous vous souvenez ?

Je vous disais précédemment que lorsque l’on décide de se mettre à écrire des histoires, il faut faire preuve d’une sacrée bonne dose de persévérance. S’il n’y avait que cela !

Oui mesdameszémessieurs, je vous le confesse…

A la persévérance, vient s’ajouter sa sœur jumelle : l’obsession.

Écrire ? On n’imagine jamais assez le caractère obsessionnel de l’entreprise. De ces obsessions, qui ne vous quittent presque jamais, et qui, lorsque vous vivez en couple, peuvent même parfois, faire des ravages. Exemple : « Zut alors ! J’en ai marre à la fin ! T’es là, mais tu n’es pas là en fait. » Hum… Comment faire comprendre à l’autre, que, siiiii, on est bien là, pleinement, entièrement, mais que l’on a des choses à écrire, et qu’on attend l’occasion de pouvoir le faire depuis (trop) longtemps ?

Mea Culpa. Il faut reconnaître que je n’avais pas annoncé la couleur dès le début.

Quelle couleur me direz-vous ?

La couleur du couple à trois. Oui, vivre avec quelqu’un qui écrit, et qui, par définition, ne pense (presque) qu’à ça, c’est un peu comme vivre un couple à trois.

L’ obsession se transforme alors en amant terrible, qui s’immisce partout : dans le quotidien, et parfois même, au creux de l’oreiller. Cet amant, ce sont les notes, les idées, les pensées. Cet amant, c’est tel mot, ou telle phrase qui résonne. Cet amant, c’est la perspective quasi permanente de ce que l’on pourrait faire de cette résonance, de ce que l’on imagine autour d’elle. Alors, on avance comme on peut, en essayant de tout concilier, ces deux vies en une, tout en pensant aux moments où l’on va pouvoir enfin s’y mettre, où l’on va pouvoir enfin, faire sortir cet écho. On vit, en se disant qu’il faut tout noter, au risque de tout oublier… et en jubilant, dès que l’on aperçoit des plages de vide dans son agenda… Quoi ? Rien pendant 3 jours ? Pas de rendez-vous ? Pas de réunion ? Pas de sortie ? Le plus savoureux des délices, devient alors l’agenda vide. Un vide qui prend de plus en plus de place, quand l’autre finit par partir. Lorsqu’il plie (bagages), face à l’amant terrible.

Bon OK, d’accord, et Dany Boon alors ?

J’y viens… J’y viens…

Dany Boon, c’est, en tout bien tout honneur, mon OBSESSION du moment. Mais pourquoi lui me direz-vous ? Parce que cet homme a un lien indirect avec l’un de mes projets. LE projet qui me tient tant à cœur et que j’ai mis 4 ans à écrire (si un jour ce texte est publié, vous comprendrez sans doute pourquoi).

Il s’agit d’un album jeunesse, traitant d’un sujet dit « sensible », et actuellement entre les mains d’un agent, c’est-à-dire un professionnel qui croit suffisamment en votre texte pour vous consacrer du temps et de l’énergie, et ça, vous n’imaginez pas, mesdameszémessieurs, ce que, moralement, cela représente.

Oui, avant de sauter dans le vide, même si j’avais très envie d’y aller, je ne savais pas ce qui m’attendait. Je me disais donc, à juste titre : « aïe, je crois que ça va faire mal ». Et bien je confirme ! Par moments, il y a eu des bosses. Mais j’ai eu aussi cette chance : qu’un parachute s’ouvre à moi durant mon saut. Grâce à la foi et à l’accompagnement de cet agent, l’atterrissage va donc peut-être se faire en douceur.

L’avenir nous le dira …

C’est précisément là, qu’intervient Dany Boon.

Pour défendre le bien-fondé de l’existence d’un tel album, malgré le caractère dit « sensible » du sujet, je me suis mise en tête, (en concertation avec mon agent), et de façon obsessionnelle donc, de joindre Dany Boon, pour lui demander de signer une préface à ce livre. Parce qu’il est concerné, en tant que père, par le sujet, et qu’il en a déjà parlé dans les médias, avec  sensibilité et humilité, je nourris l’espoir qu’il accepte donc de soutenir ce projet, afin de lui donner encore plus de chances d’exister.

Mais alors ? Que s’est-il passé avec Dany Boon ?

Rhaaa… voilà toute l’histoire : ce matin, alors que je me trouvais boulevard des Capucines, pour aller retirer des places de concert à l’Olympia, je croise, d’un pas, certes un peu pressé, et au téléphone, Judith Godrèche !

Judith Godrèche, l’ex-femme de Dany Boon… la mère de l’un de ses enfants ! Je la croise, et je me dis : « Tiens, c’est Judith Godrèche, elle a changé physiquement… »

Je continue mon chemin, jusqu’à l’Olympia, me demandant comment je vais faire pour tout faire rentrer dans les valises, et boudant encore un peu de ne pas avoir trouvé de nougats au Monoprix hier, quand d’un seul coup : « Mais, ce n’est pas vrai ça ! Judith Godrèche !!!! Mais… pourquoi je ne suis pas allée vers elle ? POURQUOI ? J’aurais dû l’arrêter, bon sang, lui parler de mon projet.

Je suis hors de moi, je me dis que la magie de Noël c’est sympa, mais que là quand même… j’avais tellement la tête ailleurs, que je n’ai pas eu la présence d’esprit de l’arrêter.

Je me retrouve devant l’Olympia, grilles encore fermées, et là, comme je suis en avance, je scrute le boulevard des Capucines, en long, en large, et en travers, en espérant qu’elle repasse. Même sur le trottoir d’en face, ce n’est pas grave ! Si c’est le cas, je traverserai, là, au niveau du 43 boulevard des Capucines, un 24 décembre 2015, sous une pluie fine : j’irai arrêter Judith Godrèche, et je lui parlerai de mon projet. Je lui demanderai de m’aider à joindre Dany Boon.

Bon, j’ai attendu, attendu… mais… elle n’est pas repassée.

Je ne sais donc pas comment interpréter ce signe.

De deux choses l’une :

1/ Je me dis que c’est juste une question de moment. Ce n’était pas le bon moment, c’est tout. Et dans le pire des cas : je trouve quelqu’un d’autre pour ma préface.

2/ Je me dis que c’est juste une question de moment. Ce n’était pas le bon moment, c’est tout. Et dans le meilleur des cas : si c’est elle que j’ai croisée, et pas l’ex-femme d’un autre, c’est que c’est LUI qui doit la signer cette préface !

Je vous laisse imaginer laquelle des deux options je préfère…

(Indice : la réponse a un lien avec la persévérance et l’obsession ;-))

En attendant, de très belles fêtes à vous !  🙂

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