Un atelier pour…

*Se lancer dans l’édition jeunesse*

DIMANCHE 19 JANVIER 2020

Présentation :

Vous voulez écrire pour la jeunesse, mais ne savez pas comment vous y prendre ?  Vous avez déjà écrit un texte sans oser l’envoyer à un éditeur ? Vous aimeriez savoir comment être édité et par qui ? Un dimanche pour… c’est une journée de partage, de conseils, de coaching personnalisé, pour vous aider à sauter le pas.

A partir de mon expérience personnelle et de mon parcours, je vous livre quelques pistes pour gagner du temps : codes du milieu, écueils à éviter, posture à adopter…

Déroulé de la journée :

9h-9h30 : Présentations et tour de table.

9h30-10h : Le secteur : quelques grands principes et chiffres-clés.

10h-10h30 : Inventer des histoires pour les enfants : quelles contraintes ? Quel public ?

Pause-café

10h45 – 11h45 : Par où commencer : les grandes étapes d’écriture d’un livre jeunesse.

11h45 – 12h45 : Trouver un éditeur : comment s’y prendre ? Retour d’expérience.

Déjeuner

14h – 18h : coaching personnalisé d’une demi-heure. En fonction de vos besoins (1er texte, points de blocage, avancement d’un projet, d’une idée etc.), je travaille en binôme avec vous, pendant que le reste du groupe se lance, ou avance sur un texte.

Modalités :

Public : Tout public (à partir de 16 ans).

Prérequis : aucun, si ce n’est le goût de l’écriture et l’envie d’être publié. Un premier texte écrit constitue un plus.

Groupe : 6 à 8 personnes maximum.

Lieu : à Paris. 37 rue de Charonne. 75011 Paris.

Durée : 1 jour.

Tarif individuel : 120 €

Réservation : me contacter directement par mail :    aportella@cedilla.fr

Lettre à mon enfance

Cher blog, j’ai été très prise cette dernière année, et je n’ai pas toujours eu le temps de m’occuper de toi. Alors, pour te remercier de ta patience, je publie ici un texte. Je l’ai écrit pour une intervention publique dans les cadre de « L se réalisent »,(https://www.facebook.com/lserealisent/) un évènement organisé par Cendrine Genty, en partenariat avec la Mairie du 9ème à Paris. Un rendez-vous annuel où les femmes parlent aux femmes. Une journée inspirante, riche en témoignages et en partages d’expérience autour de la vie professionnelle des femmes. Des voies possibles en matière de reconversion à la quête de sens, en passant par la question de l’épanouissement et du difficile équilibre entre carrière et vie personnelle, tout y est abordé. Je devais parler devant une salle pleine, et l’exercice n’a pas été facile pour moi, mais je l’ai fait. Je t’épargne la vidéo… Mais voici comment j’avais choisi de me raconter : en écrivant une lettre à quelqu’un…

Puisque j’écris pour les enfants, aujourd’hui j’ai eu envie d’écrire une lettre à un enfant que je connais bien, et partager cela avec vous. Cet enfant, j’ai eu l’occasion de la côtoyer pendant de nombreuses années. J’ai vécu avec elle des moments de bonheur, des joies, mais aussi des peines, des déceptions, des difficultés. On a parfois été proches, mais à certaines périodes de la vie, il nous est arrivé de nous éloigner l’une de l’autre.  J’irais même plus loin : à un moment donné on s’est carrément perdues de vue.

Et puis un jour, on s’est retrouvées.

Depuis, je dois dire qu’on ne s’est plus jamais quittées. C’est même grâce à elle, que j’ai changé de vie.  

Mais attention, quand je dis « j’ai changé de vie », en apparence cela ne s’est pas vu.

Je n’ai pas déménagé.

Je n’ai pas quitté mes habitudes et mon quartier chéri.

Je n’ai pas changé de sexualité.

Je n’ai pas changé d’amis.

Je n’ai pas changé mon type d’alimentation

Ou que sais-je encore…

Non. Pendant cette métamorphose, je voyais toujours, de ma fenêtre, le même jardin,

les mêmes fleurs,

les mêmes nuages,

les mêmes immeubles. 

Intérieurement par contre, un nouvel horizon s’était ouvert à moi.

Cet enfant n’aurait jamais imaginé, je crois, provoquer un tel bouleversement.

Et pourtant, c’est bien elle qui  a été le point de départ de tout cela.

Photomontage inspiré du travail du photographe Ard Gelinck

Ma chère petite Angela.

En décidant de t’écrire cette lettre je me suis demandé si tu te souvenais du moment précis où tu t’es dit : « un jour, j’écrirai. » C’était quand ? C’était Où ? Tu ne t’en souviens pas n’est-ce pas ?  

C’est sûr, ça commence à dater…

Je vais te dire moi.

Il paraît que tu as commencé à parler de ça, de ce rêve-là, vers l’âge de 8 ans.

C’était un de tes plus grands rêves.

ÉCRIRE.

Où ? Quoi ? Comment ? Tu n’avais pas d’idées arrêtées sur la question. Tu voulais juste écrire.  

Tu rêvais d’avoir 3 enfants aussi : tu te souviens ?

Pour toi, c’était ça la famille idéale.

Et c’est d’ailleurs ce rêve-là que tu as réalisé en premier. Tu as eu 3 filles, magnifiques.

Ce que tu n’avais pas prévu, c’est que tu te marierais 2 fois, et que par 2 fois, cela se solderait par un divorce. Déçue et blessée, tu as pourtant fait face. Et le bateau n’a pas coulé mon capitaine !

Précision importante ici : depuis cette lettre, l’histoire s’est sacrément arrangée de ce côté-là. Mais ça, c’est une autre histoire…

Tu as eu 3 filles, donc.

Et si parfois tu as mis ton autre rêve de côté, tu ne l’as jamais vraiment oublié.

Régulièrement, il s’est rappelé à ton bon souvenir…

Mais ce n’était jamais le bon moment.

Te souviens-tu qu’à l’adolescence, tu voulais être Simone de Beauvoir ? Que pendant que les autres s’amusaient, sortaient, flirtaient, toi tu trainais, un livre à la main au Café de Flore, aux Deux magots, fascinée par le quartier latin de l’après-guerre.

C’est sûr ça te changeait du pavillon de banlieue dans le 93. Quand tu rentrais là-bas le soir, ça faisait moins rêver.

En grandissant, tu seras pourtant fière d’avoir réussi à construire un pont entre ces deux mondes. Du moins entre les représentations que l’on s’en fait.

Car malgré ce fossé… tu as écris…

Tu es d’abord devenue journaliste. Assez jeune. A 22 ans. Une journaliste passionnée et prolifique. La presse, c’était bien une façon d’écrire non ?

Un choix rationnel et raisonnable. A 24 ans, tu deviens mère pour la première fois et Simone de Beauvoir commence sacrément à s’éloigner de toi.

A ce moment-là, tu enchaînes les stages et les piges pour te forger un carnet d’adresses et de l’expérience. En allant toquer aux portes des rédactions. Parfois, tu étais tellement motivée, que tu es rentrée par la fenêtre.

Parfois, tu as aussi claqué des portes.  

Tu te souviens en 1996 quand tu as abandonné ton poste de stagiaire au sein du groupe Filippachi parce que la rédactrice en chef voulait transformer ton stage de journaliste en secrétariat ? Tu avais à peine 20 ans. C’était osé quand même ! Après cela, on te l’a bien fait payer, en te sucrant le stage que tu devais réaliser au sein du magazine ELLE.

Mais voilà, savoir dire non, c’est ce qui t’as permis d’avancer et de tracer ta route à toi.

Tu peux être fière de cela.

Savoir dire NON, même si ça t’a coûté, parce qu’on ne te l’avait jamais appris, tu l’as fait.

Tu peux aussi être fière d’avoir appris sur le tas. Pas le temps de faire des études avec un bébé et les traites de ton 1er appartement. Tu as appris en FAISANT, et ça a marché. Tu as passé plus de 20 ans à écrire des centaines et des centaines d’articles, des enquêtes. Tu as rencontré beaucoup de gens…

D’ailleurs, ça t’a plutôt bien réussi puisque tu as fini, par monter ton agence de communication éditoriale. Tu étais au top : tu avais des clients, des beaux bureaux à Nation. Il y a avait des commandes, des voyages, un bel appartement, un mari architecte, une maison de campagne en cours de construction, un chat, et une troisième grossesse en cours.

Et puis un jour…

Le tsunami.

Un tsunami, est venu bouleverser le cours de ta vie.

Tu accouches, à 36 ans, d’une grande prématurée, et tout bascule.

Du jour au lendemain,  au sens littéral du terme, tu arrêtes tout pour t’occuper d’elle et de ses sœurs. Le téléphone cesse de sonner. On commence à t’oublier. Normal. 3 ans sans travailler c’est long. En même temps, tu vivais tellement autre chose à ce moment-là, de plus essentiel, que les réunions et les projets, cela ne te manquait pas.

Mieux ! Cette période a même été une renaissance pour toi.

Pendant toutes ces heures, où tu as regardé ta fille dormir, à l’hôpital d’abord, puis à la maison. Dans cet espace temps parallèle, propice à la contemplation et à l’attente, tu as enfin pu retrouver une temporalité qui était la tienne. Tu as retrouvé ces moments où tu t’ennuyais, dans ta chambre d’enfant. Ces moments où, déjà, tu t’inventais des tas d’histoires.

Tu avais déjà essayé, avant, de ralentir. Mais en vain : il y avait le crédit immobilier à payer, les vacances à programmer, les dîners, les sorties, les dernières expos à voir à tout prix, le ski l’hiver, la mer l’été etc. Bref, toutes ces choses qui te semblaient importantes, et puis d’un seul coup, plus du tout.

Dans le fond, même si tu étais fière d’avoir réussi socialement, tu n’as jamais voulu être une superwoman. A la base, tu voulais juste réaliser tes rêves d’enfant.  Alors ralentir, même si c’était dans ces circonstances difficiles, ça été un cadeau. Voir même un moteur.

C’est à ce moment-là,  que le souvenir de la petite fille que tu étais, est revenu, les bras chargés d’histoires qui ne demandaient qu’à exister.  Tu étais contente de la retrouver enfin. Vous vous étiez perdues de vue depuis trop longtemps…

Ta petite dernière était sortie d’affaire. Elle était encore fragile, certes, mais scolarisée. Tu pouvais à présent attaquer un autre chantier.

Un GROS chantier : celui d’apprendre à t’écouter.

L’univers des enfants t’a appelée. Et l’écriture est redevenue une priorité. Une nécessité même.  

Ha tiens ! Salut Simone !

Oui, Simone de Beauvoir est réapparue, tu te souviens d’elle quand même ?

A ce moment-là, tu ne pouvais plus ignorer cette petite voix qui te disait : « c’est là qu’est ton désir ». Le tien.

Le désir d’écrire.

Pendant 4 ans, il a été plus fort que tout, allant même jusqu’à balayer tes angoisses de mère célibataire : les fins de mois difficiles, le RSA, le centre d’action sociale, les devoirs des enfants, le suivi médical pour la petite dernière etc. Bref, tout ce qu’il fallait assumer, y compris ce choix, qui engendrait une incertitude quotidienne face à l’avenir. C’est sûr, cela t’aurait bien rendu service matériellement de te décourager, de revenir à ta vie d’avant. Mais tu ne l’as pas fait. Tu n’as pas réussi à te décourager. C’était plus fort que toi.

Ce qui t’a mené vers un nouvel objectif : ÊTRE ÉDITÉE. Oui, il ne suffit pas d’écrire. Encore faut-il être édité.

Pour cela, il te fallait tout recommencer à zéro.  Découvrir un nouveau milieu professionnel, en apprendre ses codes, y trouver une place. Il y avait tout à faire. Tout à construire. Tout à reconstruire.

La question pour toi n’était pas : « vais-je y arriver ? » mais « COMMENT y arriver ? »

Parce que sincèrement  à tous les niveaux, que ce soit personnel et professionnel, ta vie à ce moment-là, c’était le désert.

Alors ? Comment faire pousser quelque chose, concrétiser un projet,  sur cette terre devenue infertile ?

Tu as commencé par créer « Mes rêves d’enfance(s) » un  blog qui est devenu la matrice de tous tes projets : livres, dessin animé, ateliers d’écriture…

Cet espace t’a permis de rassembler toutes tes idées, de les canaliser, car après avoir été à terre, c’est le contraire qui s’est passé : tu étais, d’un seul coup, devenue un volcan en éruption.

Ce blog a été une branche sur laquelle tu t’es reposée. Ta nouvelle maison. Pendant que tu enchaînais les petits boulots tout en écrivant des histoires, tu as alimenté cet univers, grâce aussi à des personnes, de plus en plus nombreuses, qui ont commencé à te soutenir et à travailler à tes côtés pour développer des tas de projets.

Un texte, en particulier, te tenait à cœur : « Il n’est jamais trop tôt pour dire je t’aime », album retraçant la naissance de ta 3ème fille, racontée du point de vue d’un enfant de la fratrie. Pour toi, tes enfants, ta famille, c’était important que ce livre existe. Et après 4 ans de refus, d’espoirs, de déceptions, bref, de montagnes russes émotionnelles : il a été publié.

Te souviens-tu du mail de ton éditrice reçu en plein mois d’août, tandis que tu étais en vacances à la mer avec tes filles. A ce moment-là, tu n’y croyais plus. Quatre ans que tu écrivais, et que tu étais retoquée de partout.

Tu as rencontré l’éditrice un mois plus tard. Et à partir de ce moment-là, plus rien n’a jamais été comme avant.

Certes, tu n’es pas devenue millionnaire, mais tu as redonné un sens à ta vie. Tu as trouvé ta place et depuis, tu n’as plus cessé d’écrire et d’être publiée. Tu t’es sentie tellement bien là où tu étais arrivée, qu’une autre nécessité est venue frapper à ta porte : l’envie de transmettre.

Transmettre quoi me diras-tu ?

Et bien cette idée que par l’écriture, on peut changer le cours de sa vie.

On peut se reconnecter à soi-même.

Se retrouver.

Se faire du bien.

Que l’on ait l’habitude d’écrire ou pas.

Ta nouvelle obsession : évangéliser le monde de l’entreprise et des grandes écoles en ce sens. Et faire écrire, d’ateliers en ateliers, le plus grand nombre. Là aussi, tu trouveras sur ta route de précieux partenaires amicaux et professionnels.

Et là encore, tu peux être fière d’avoir su, à ton échelle, faire se rencontrer deux mondes a priori très différents : l’écriture et le monde de l’entreprise.

Alors certes, tu n’es pas devenue Simone de Beauvoir, mais elle n’a pas dit son dernier mot. Tout ce chemin, c’est un commencement, le début de quelque chose… La terre est redevenue fertile.

Je t’embrasse fort.  La bise à Simone !

En librairie !

« C’est l’histoire de l’attente d’un enfant prématuré au sein d’une famille, de sa naissance à son retour à la maison parmi les siens. Le récit du temps qui passe, et de la vie qui grandit. Une ode à l’amour fraternel et parental.  »
Ce texte, je l’ai défendu durant 4 ans, d’éditeurs en éditeurs, et c’est un immense bonheur, de le voir exister aujourd’hui chez Larousse Jeunesse.
Tendrement illustré par Marie Bretin, il est disponible en librairie et sur toutes les plateformes d’achat Internet. J’espère que vous aimerez…

Ils sont sortis !

Tadam !

J’ai l’immense joie de vous présenter les 4 premiers titres des « super petits », une nouvelle collection destinée aux Maternelles, éditée chez Larousse, et dont j’écris les histoires. Ces albums, illustrés par Coline Citron, sont enrichis de deux double-pages de conseils réservés aux parents, rédigées par des instituteurs.

Longue vie aux super petits, dont j’ai déjà terminé, durant l’été, l’écriture des deux prochaines aventures !

 

 

 

 

 

En librairie le 22 août !

Je n’ai rien le droit de montrer pour l’instant, mais c’est un grand jour aujourd’hui : relecture des pages montées des 2 premiers titres de notre collection, à paraître cet été chez Larousse Jeunesse, avec Coline Citron . Joie, et fierté, de découvrir enfin le fruit de longs mois de travail, avec une équipe formidable.
Et comme un bonheur n’arrive jamais seul… Deux autres gros projets confirmés pour 2018, chez Larousse Jeunesse toujours… Comme diraient mes filles :  » trop cool !  »

« Mes rêves d’enfance(s) », la série, devient « Imagine ! »

« Mes rêves d’enfance(s) » devient « Imagine ! » et poursuit sa route, avec un 2ème rendez-vous prometteur chez France TV. Rien n’est encore fait, mais avec Aurélie Cacérès, on croise fort les doigts, pour ce projet de série qui grandit, grandit… 2 ans et demi après ses premiers pas ! Patience, persévérance, foi et rêve… de voir notre petit personnage s’animer un jour

 

Ateliers « jeux d’écriture » : un an déjà !

Et voilà, c’est reparti !

Les vacances, c’était super, mais la rentrée, ça va être chouette aussi ;-)

Voici venue l’envie de raconter en quelques lignes comment est né ce projet : animer des ateliers d’écriture en entreprise, autour du thème de l’enfance (mais pas seulement). Dans les établissements scolaires aussi : l’écriture de soi, comme révélateur de sa créativité, pour (re)partir à la conquête de son propre espace de liberté, apprendre à mieux connaître l’autre, et donc à mieux se connaître soi, surprendre, et se laisser surprendre…

 A la réflexion, cette année-là a commencé depuis un sacré bout de temps. Depuis que j’ai écrit ça :

bien être au travail

Et puis ça aussi :

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 A l’époque, prise dans un rythme effréné, mon quotidien consistait à écrire, sans relâche, des kilomètres et des kilomètres d’articles. Tout le monde avait l’air content. Tout le monde, sauf moi. J’avais choisi ce métier que j’aime pourtant encore, journaliste, mais tout allait décidément trop vite, et tout le temps. Dans ces cas-là, la vie vous rappelle toujours à l’ordre. C’est à ce moment-là (lorsque la vie a décidé de me rappeler à l’ordre), que la question du sens s’est posée pour moi. La course folle ayant été stoppée du jour au lendemain, j’ai soudainement eu du temps, un boulevard devant moi, pour me poser les questions que je n’avais pas pu me poser avant. Quel sens donnais-je à toute cette surproduction ? Pour qui écrivais-je ? Et surtout, pourquoi ? Pourquoi n’arrivais-je pas à dire « non » ? Hum… Cette idée, que dis-je cette idée ? – cette nécessité, d’aller vers autre chose, a alors fait son chemin, et l’envie de créer des ateliers d’écriture « pas comme les autres » a surgi, comme une évidence. Comme un pont, entre ma vie de journaliste et mes velléités d’auteure.

Pourquoi des ateliers « pas comme les autres » ?

Parce qu’une fois de plus, il s’agissait de composer avec la question de la légitimité. Ne pas laisser la petite flamme qui s’était rallumée en moi s’éteindre, à cause de questions du type :  que vais-je apporter de nouveau dans ce domaine ? Tant de propositions épatantes existent déjà…  Me débattant avec ma propre pratique narrative, étant au tout début de mon travail d’auteure, je n’allais tout de même pas arriver, en prétendant apprendre aux autres à écrire ! Non, mon projet était tout autre : j’avais envie de faire du bien aux gens, de leur apporter des moments de bonheur, de lâcher-prise, en les faisant écrire. J’avais envie de pénétrer le monde professionnel, pour y saupoudrer un peu de légèreté et de créativité. J’avais envie de rire, et de voir rire les gens. J’avais envie, le temps d’un atelier, de décloisonner, de permettre à chacun de se laisser aller, de se détendre… Peut-on le faire autrement qu’en faisant du cardio-training entre midi et deux ? Peut-on parler de son enfance dans l’entreprise ? Le pari était un peu fou, car ce que je propose n’entre dans aucune case, ne s’inscrit dans aucun catalogue de formation. Chez moi, pas d’efficacité professionnelle, juste du plaisir, et beaucoup d’émotions. Autant vous dire que ce n’était pas gagné ! Pour autant, grâce à la confiance et à l’enthousiasme de quelques uns : amis, curieux, ou tout simplement amoureux des mots,  l’aventure a pu démarrer, et se poursuit aujourd’hui encore. Elle grandit même…

Parfois, nous rions aux larmes

Sans jamais juger, évaluer, interpréter… je me transforme en  vecteur de rires, de larmes, d’audaces, de découvertes de l’autre, et de soi. Nous avons débuté par petits groupes, parfois de 2 – 3 personnes, puis 6-8-10… et voici que les ateliers « jeux d’écriture » intéressent de plus en plus de monde. Parfois même dans les plus hautes sphères de l’entreprise. Finalement, ce n’était pas si utopique alors ?

Par bonheur, l’aventure continue cette année encore… Riche en nouveautés ! Ainsi, grâce à ces ateliers, et à toutes les personnes formidables qui se sont prêtées au(x) jeu(x), je crois que je peux affirmer que j’ai, en partie trouvé, ce qui fait sens…

Merci à elles, à eux.

Mes rêves d’enfance(s), la série

Le voici, le voilà… le petit billet, au cœur de l’été !

A mi-chemin entre août et juillet, un petit coup de projecteur sur l’avancée du projet « Mes rêves d’enfance(s) ». Il était temps, me direz-vous ! Oui, je sais, je suis une tortue… Vu de l’extérieur, on pourrait donc penser que ça n’avance pas bien vite. Que nenni ! Des tas de  petites graines ont été semées, et, fortes de patience, de persévérance – et d’amour aussi-, elles commencent à pousser. Il suffit parfois de rêvasser, et les choses finissent par arriver :-)

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Avec Aurélie Cacérès, nous sommes en train de formaliser ce qui sera notre dossier « officiel », celui qui nous permettra de démarcher le CNC (Centre National de la Cinématographie), mais aussi les chaînes, les producteurs… voire même peut-être des mécènes, qui pourraient croire en notre petit personnage : Rose.

C’est quoi ces rêves ?

C’est vrai à la fin, toutes ces images publiées sur le blog, ça correspond à quoi ? Vous êtes nombreux à m’avoir posé la question. L’univers est là, le personnage aussi, mais concrètement, c’est quoi le concept ? Pour être tout à fait honnête, je suis bien incapable de dire comment ces rêveries sont nées. Elles étaient probablement enfouies en moi depuis longtemps, et ce qui ne devait être au début, qu’une carte de visite virtuelle, s’est transformé en vrai projet, avec note d’intention littéraire, technique, pitchs etc. Autant de termes qui ne m’étaient pas vraiment familiers, et qu’il m’a fallu comprendre, apprivoiser… On ne croirait pas comme ça, mais c’est une sacrée gymnastique !

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Le concept de « Mes rêves d’enfance(s) »

L’heure est donc venue de tout vous expliquer, ou presque. Bah oui… je ne peux pas tout vous dévoiler. Juste vous dire que nous nous acheminons vers un projet de série animée en 2D de 26 épisodes bouclés d’1 minute 30, destinée à la petite enfance. Chaque épisode raconte le rêve « éveillé » d’une petite fille, qui, par la puissance de son imaginaire, a une façon bien à elle de contourner les évènements désagréables de la vie (peurs, frustrations, chagrins etc.), en les transformant en moments de poésie. Grâce à la série, vous allez découvrir tout ce qui se passe en amont de l’image finale, avant l’apogée du rêve. Comme une pirouette, un pied de nez à la réalité, ces voyages intérieurs constituent une marque de fabrique dont Rose est la seule à détenir le secret. Et ça marche !

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Avec Rose, le jeune spectateur découvre, à chaque épisode, une nouvelle astuce, une ressource singulière, dans lesquelles puiser. Elles constituent autant d’alternatives possibles à sa propre manière de résoudre ses problèmes. La particularité de cette série repose aussi le lien intergénérationnel qu’elle créer, selon une modalité qui reste pour l’instant notre secret de fabrication !

Voilà comment Rose poursuit son chemin… Celui de ses rêves…

A très bientôt !

 

Merci les 4èmeE de Châtenay Malabry !

Rhaaaa…. Enfin du temps !

 Enfin… parce qu’il ne s’agirait pas non plus d’oublier de venir écrire des petites choses sur cet espace hein ! J’ai prévu bientôt un billet sur la vie des « slasheurs », vous savez, les gens qui ont plusieurs métiers. Parce que pendant longtemps, je n’ai pas su quoi répondre lorsqu’on me demandait : « Et toi ? C’est quoi ton job ? » J’avais peur d’être trop longue, trop alambiquée. Et puis, c’est une question que l’on peut vite regretter, quand le type ou la nana en profite, en retour, pour vider son sac : « toi tu as de la chance au moins, tu fais des trucs que tu aimes… » (sous-entendu, tu ne gagnes pas des millions, mais au moins tu t’éclates ). « Moi, le boulot, c’est tellement pas drôle… » Dans ces cas-là, c’est vrai que quand on aime plus que bien son job, on est gêné. Limite on culpabilise. Heureusement, depuis que j’ai découvert ce nouveau mot « slasheuse », je sais quoi répondre ! Me voici enfin parée d’un truc intelligent à dire. J’existe, socialement parlant. J’appartiens à une caste, à une catégorie, au chaud dans ma petite case…

Je suis « slasheuse ».

Vous vous demandez plus précisément ce que cela implique ? Patience mesdameszémessieurs, je vous explique tout, très bientôt.

En attendant, place à une petite séquence émotion…

( Cœur battant)… Rhaaa… Qu’est-ce que je les aimé alors, ces ateliers d’écriture au collège Pierre Brossolette de Châtenay Malabry. Ils étaient tellement mignons « mes » 4èE. A vrai dire, c’était surtout ceux de Me Fischer, la super prof de français avec qui j’ai monté ce projet. Vous savez, ces projets qui ne peuvent exister QUE grâce à la volonté, l’enthousiasme, la motivation, d’une super prof de français. Elle me les prêtait ses élèves, le mardi matin, une semaine sur deux.

Et c’était vraiment chouette…

Si vous saviez, ce qu’ils ont réussi à écrire, à partir d’une simple photo… Renversant !

Ils m’ont laissé de jolis commentaires aussi.  Alors, quand on a l’impression d’avoir, au moins un tout petit peu, sans prétention aucune, transmis quelque chose… c’est précieux, et ça compense tellement les moments où l’on se dit qu’on ferait mieux de décrocher un CDI au chaud, dans n’importe quelle boîte pourvue d’un 13ème mois, que je ne résiste pas à l’envie de partager cela avec vous.

Allez, petit florilège de retours, qui font du bien…

« Je pense que cela a aidé beaucoup de personnes à s’exprimer et à mieux écrire »

« C’est une super activité qui aide à partager »

« L’ambiance était joyeuse »

« J’ai remarqué que les profs étaient très investis dans ce projet, je trouve ça génial »

« Ça me donne plus envie d’écrire »

« Ça nous permet de laisser libre cours à notre imagination »

Lui, je vous préviens, c’est un futur romancier :

« J’ai appris à marquer des pauses, tout en restant dynamique dans mon récit »

« En petits groupes, c’était calme, on travaillait mieux »

« J’ai bien aimé les moments où on lisait »

« J’ai bien aimé quand on conseillait les autres sur leurs histoires »

Et attention… ma phrase préférée :

« Je ressens de la fierté d’avoir écrit un récit »

Bon, en toute honnêteté, certains ont dit aussi que 10 séances, c’était parfois un peu long… Mais globalement, ils étaient contents :-)